Oti Autidacts a commenté la photo de Maison de l'Autisme - Bruxelles.
Bonjour, d'abord merci pour votre message.
Pour information, Autidacts est un projet communautaire récemment créé par des personnes autistes de différents pays (majoritairement anglophones). Chacun.e des participant.e.s a en commun d’être vivement intéressé.e par ce phénomène social récent (au regard de l’histoire de l’autisme) qu’est la participation directe des personnes autistes dans les matières qui les concerne directement.
Historiquement, l’autisme a d’abord été appréhendé par les professionnel.le.s (largement non autistes). Un deuxième moment important, à partir des années 80’, fut l’implication des familles pour aider (et parfois bousculer) les professionnels/experts à mieux saisir certains besoins peu visibles par eux. Un troisième moment, le plus récent, est l’implication directe de plus en plus de personnes autistes, qui demandent, comme les professionnel.le.s et les familles, à être présents à la table des discussions et décisions en matière d’autisme. Notez que, comme les associations de professionnel.le.s et de familles, il n’y a pas d’homogénéité dans les opinions des personnes autistes. Par contre, il est un fait qu’au niveau international, de plus en plus de personnes autistes questionnent certaines conceptualisations/représentations de l’autisme ainsi que des pratiques psychologiques (dont des pratiques psychanalytiques et des pratiques comportementales). Et cela commence à porter ses fruits car de plus en plus de chercheur.euse.s très influent.e.s en matière d’autisme engagé.e.s dans des pratiques et recherches sur l’autisme parfois depuis des décennies (y compris des comportementalistes, je peux vous communiquer des sources) commencent à reconnaître publiquement la nécessité de mieux intégrer les personnes autistes dans les groupes de recherche en tant qu’actrices à part entière de la recherche, à dialoguer avec elles, y compris quand elles manifestent un avis différent, voire qu'elles semblent s'opposer à certaines pratiques ou asepects de certaines pratiques.
Cette présence de plus en plus importante de personnes autistes dans des lieux jusque là peu (voire pas) accessibles à leur participation directe peut donner l’impression de bousculer des idées des personnes jusque là en position de décider dans les sphères scientifiques et associatives (les professionnel.le.s et les familles) et amènent beaucoup de questions inédites, ainsi que des critiques parfois frontales vis-à-vis de leurs tentatives de se faire entendre. Mais ce ne doit pas être très différent de ce que vous avez pu vivre quand vous essayiez il y a quelques décennies de faire entendre à certains professionnel.le.s qu’ils gagneraient à faire évoluer leurs représentations et pratiques de l’autisme…
Il n’y a pas de ‘dénigrement’ dans les propos de Michelle Dawson. C’est par contre un fait qu’elle est une très grande lectrice de la littérature scientifique sur l’autisme depuis vingt ans (plusieurs heures de lectures par jour de lecture des études scientifiques sur l’autisme qui viennent d’être publiées) et qu’elle a de ce fait développé une connaissance des lacunes majeures de certains discours, dont le comportementalisme appliqué à l’autisme (mais pas seulement). Dans l’article qui a semblé vous poser problème, elle mentionne un article rédigé par des actrices de l’ABA, une étude de la littérature scientifique sur l’usage de la punition dans la recherche ABA ces dix dernières années, afin de mieux évaluer certains aspects de la recherche sur la punition dans l’ABA. Dans son message critique sur BlueSky, elle cite d’abord les chercheuses ABA de cette revue de la littérature : « La punition a été principalement utilisée pour la stéréotypie (68 %) » dans les recherches ABA de 2014 à 2024. Elle considère que c’est fortement problématique, TOUT COMME c’est problématique pour les autrices comportementalistes de cette étude, je les cite : « Fait surprenant, la stéréotypie reste la catégorie la plus importante [qui fait l’objet d’un recours à la punition dans l’ABA], surtout par rapport à l'automutilation, compte tenu de l'évolution culturelle et éthique qui veut que la punition soit réservée aux comportements dangereux. (...) Les cliniciens devraient (...) rejeter tout raisonnement qui perpétue des idéaux capacitistes. » (Voici la version origniale du texte: « Surprisingly, stereotypy remains the most prominent category, especially compared to self‐injury, given the shift in culture and ethical development that punishment be reserved for dangerous behaviors". (...) Clinicians should (...) reject any reasoning that perpetuates ableist ideals »).
Diriez vous que les personness qui ont rédigé ces lignes sont dans l’auto-dénigrement ? Ou diriez-vous qu’elles sont critiques par rapport à leur discipline (l’ABA) ? Ce n’est pas différent pour Michelle Dawson, elle est factuelle et critique, ni plus ni moins. C’est à notre sens positif car cela permet de faire évoluer les choses…
Peut-être ces études, issues d’actrices du comportementalisme, et relais de personnes autistes participeront (parmi d’autres leviers bien sûr, dont certaines évolutions internes!), à faire en sorte qu’un jour, la personne qui a fondé l’organisme de formation dont vous faites les publicité (Pyramid PECS), à reconnaître publiquement que la punition n’est JAMAIS une pratique digne de soutien auprès de la personne autiste, ce à quoi vous semblez souscrire.
Notez que jusqu’à présent Andy Bondy, co-fondateur de "Pyramid Educational Consultants", et superviseur de Pyramid PECS France, soutient un usage encadré de la punition auprès des personnes autistes, comme indiqué dans son livre « Autism 24/7 », dont un chapitre sur la punition est publié sur le site https://pecs-france.fr/: https://pecs-france.fr/download/Autism%20247-Chapter%207.pdf . Vous y lirez qu'Andy Bondy décrit l’intérêt de recourir à la punition comme ‘technique’ auprès des personnes autistes dans certains cas (notamment les stéréotypies dans certaines situations!), en recourant à l’exclusion/isolement systématique (time-out) de la personne autiste, les réprimandes (je le cite) …
Je participerai volontiers à une formations de « Pyramid PECS France » si/quand cet organisme aura retiré ce chapitre qui fait la promotion de la punitin de son site internet et qu’il prendra publiquement et fermement position contre l’utilisation des punitions comme « outil thérapeutique » auprès des personnes autistes.
Par ailleurs, vous savez certainement que ce n’est pas dans une « formation » qu’on peut prendre la mesure des pratiques effectives… (dont le recours au time-out et la réprimande). Si je peux me permettre une analogie, de la même façon, ce n’est pas dans un colloque de psychanalystes sur l’autisme qu’on entendra parler de théories fumeuses sur les parents de personnes autistes. C’est à l’abri des oreilles indiscrètes que ces choses parfois s’entendent.
Nous espérons sincèrement que vous lirez avec la même attention les autres contenus partagés dans les Echos d’autidacts. Et nous restons ouvert.e.s à la discussion, tant qu’elle reste respectueuse, y compris quand il y a une divergence d’opinion.
Pour information, Autidacts est un projet communautaire récemment créé par des personnes autistes de différents pays (majoritairement anglophones). Chacun.e des participant.e.s a en commun d’être vivement intéressé.e par ce phénomène social récent (au regard de l’histoire de l’autisme) qu’est la participation directe des personnes autistes dans les matières qui les concerne directement.
Historiquement, l’autisme a d’abord été appréhendé par les professionnel.le.s (largement non autistes). Un deuxième moment important, à partir des années 80’, fut l’implication des familles pour aider (et parfois bousculer) les professionnels/experts à mieux saisir certains besoins peu visibles par eux. Un troisième moment, le plus récent, est l’implication directe de plus en plus de personnes autistes, qui demandent, comme les professionnel.le.s et les familles, à être présents à la table des discussions et décisions en matière d’autisme. Notez que, comme les associations de professionnel.le.s et de familles, il n’y a pas d’homogénéité dans les opinions des personnes autistes. Par contre, il est un fait qu’au niveau international, de plus en plus de personnes autistes questionnent certaines conceptualisations/représentations de l’autisme ainsi que des pratiques psychologiques (dont des pratiques psychanalytiques et des pratiques comportementales). Et cela commence à porter ses fruits car de plus en plus de chercheur.euse.s très influent.e.s en matière d’autisme engagé.e.s dans des pratiques et recherches sur l’autisme parfois depuis des décennies (y compris des comportementalistes, je peux vous communiquer des sources) commencent à reconnaître publiquement la nécessité de mieux intégrer les personnes autistes dans les groupes de recherche en tant qu’actrices à part entière de la recherche, à dialoguer avec elles, y compris quand elles manifestent un avis différent, voire qu'elles semblent s'opposer à certaines pratiques ou asepects de certaines pratiques.
Cette présence de plus en plus importante de personnes autistes dans des lieux jusque là peu (voire pas) accessibles à leur participation directe peut donner l’impression de bousculer des idées des personnes jusque là en position de décider dans les sphères scientifiques et associatives (les professionnel.le.s et les familles) et amènent beaucoup de questions inédites, ainsi que des critiques parfois frontales vis-à-vis de leurs tentatives de se faire entendre. Mais ce ne doit pas être très différent de ce que vous avez pu vivre quand vous essayiez il y a quelques décennies de faire entendre à certains professionnel.le.s qu’ils gagneraient à faire évoluer leurs représentations et pratiques de l’autisme…
Il n’y a pas de ‘dénigrement’ dans les propos de Michelle Dawson. C’est par contre un fait qu’elle est une très grande lectrice de la littérature scientifique sur l’autisme depuis vingt ans (plusieurs heures de lectures par jour de lecture des études scientifiques sur l’autisme qui viennent d’être publiées) et qu’elle a de ce fait développé une connaissance des lacunes majeures de certains discours, dont le comportementalisme appliqué à l’autisme (mais pas seulement). Dans l’article qui a semblé vous poser problème, elle mentionne un article rédigé par des actrices de l’ABA, une étude de la littérature scientifique sur l’usage de la punition dans la recherche ABA ces dix dernières années, afin de mieux évaluer certains aspects de la recherche sur la punition dans l’ABA. Dans son message critique sur BlueSky, elle cite d’abord les chercheuses ABA de cette revue de la littérature : « La punition a été principalement utilisée pour la stéréotypie (68 %) » dans les recherches ABA de 2014 à 2024. Elle considère que c’est fortement problématique, TOUT COMME c’est problématique pour les autrices comportementalistes de cette étude, je les cite : « Fait surprenant, la stéréotypie reste la catégorie la plus importante [qui fait l’objet d’un recours à la punition dans l’ABA], surtout par rapport à l'automutilation, compte tenu de l'évolution culturelle et éthique qui veut que la punition soit réservée aux comportements dangereux. (...) Les cliniciens devraient (...) rejeter tout raisonnement qui perpétue des idéaux capacitistes. » (Voici la version origniale du texte: « Surprisingly, stereotypy remains the most prominent category, especially compared to self‐injury, given the shift in culture and ethical development that punishment be reserved for dangerous behaviors". (...) Clinicians should (...) reject any reasoning that perpetuates ableist ideals »).
Diriez vous que les personness qui ont rédigé ces lignes sont dans l’auto-dénigrement ? Ou diriez-vous qu’elles sont critiques par rapport à leur discipline (l’ABA) ? Ce n’est pas différent pour Michelle Dawson, elle est factuelle et critique, ni plus ni moins. C’est à notre sens positif car cela permet de faire évoluer les choses…
Peut-être ces études, issues d’actrices du comportementalisme, et relais de personnes autistes participeront (parmi d’autres leviers bien sûr, dont certaines évolutions internes!), à faire en sorte qu’un jour, la personne qui a fondé l’organisme de formation dont vous faites les publicité (Pyramid PECS), à reconnaître publiquement que la punition n’est JAMAIS une pratique digne de soutien auprès de la personne autiste, ce à quoi vous semblez souscrire.
Notez que jusqu’à présent Andy Bondy, co-fondateur de "Pyramid Educational Consultants", et superviseur de Pyramid PECS France, soutient un usage encadré de la punition auprès des personnes autistes, comme indiqué dans son livre « Autism 24/7 », dont un chapitre sur la punition est publié sur le site https://pecs-france.fr/: https://pecs-france.fr/download/Autism%20247-Chapter%207.pdf . Vous y lirez qu'Andy Bondy décrit l’intérêt de recourir à la punition comme ‘technique’ auprès des personnes autistes dans certains cas (notamment les stéréotypies dans certaines situations!), en recourant à l’exclusion/isolement systématique (time-out) de la personne autiste, les réprimandes (je le cite) …
Je participerai volontiers à une formations de « Pyramid PECS France » si/quand cet organisme aura retiré ce chapitre qui fait la promotion de la punitin de son site internet et qu’il prendra publiquement et fermement position contre l’utilisation des punitions comme « outil thérapeutique » auprès des personnes autistes.
Par ailleurs, vous savez certainement que ce n’est pas dans une « formation » qu’on peut prendre la mesure des pratiques effectives… (dont le recours au time-out et la réprimande). Si je peux me permettre une analogie, de la même façon, ce n’est pas dans un colloque de psychanalystes sur l’autisme qu’on entendra parler de théories fumeuses sur les parents de personnes autistes. C’est à l’abri des oreilles indiscrètes que ces choses parfois s’entendent.
Nous espérons sincèrement que vous lirez avec la même attention les autres contenus partagés dans les Echos d’autidacts. Et nous restons ouvert.e.s à la discussion, tant qu’elle reste respectueuse, y compris quand il y a une divergence d’opinion.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cinzia Agoni.
Bonjour j'ai répondu à votre message. Au plaisir de pouvoir échanger sur ces sujets passionnants et importants.
Oti Autidacts a répondu à son propre commentaire.
Je suis tout à fait d'accord avec vous, et vous êtes donc tout à fait d'accord avec Michelle Dawson sur ce point, ainsi qu'avec de nombreuses personnes adultes autistes, ainsi qu'avec CERTAINS acteurs internationaux de l'ABA, dont Gregory Harvey, qui l'année passée, a rédigé un article auto-critique de l'ABA sur les effets délétères de la punition dans les stratégies de modification du comportement, généralisées pendant plus de 30 ans...
Voici quelques mots de la conclusion de son article (traduit de l'anglais) :
"Notre espoir, en rédigeant cet article, est d’inviter à un regard critique et à une réévaluation de notre pratique dans le contexte du traitement des comportements problématiques sévères, et de proposer une série de tactiques pouvant être mieux alignées avec une approche préventive, sensible aux traumatismes et universelle de l’évaluation et du traitement.
Nous faisons écho à l’appel pour davantage de mesures de validité sociale et de rapports sur les effets globaux des traitements ABA (y compris les effets secondaires), et nous réitérons la nécessité d’analyser les facteurs qui influencent et améliorent l’acceptabilité et l’efficacité de notre pratique.
Nous sommes également d’accord sur le fait que des définitions plus précises et empiriquement validées du traumatisme, des réponses au traumatisme, de la compassion et de l’empathie nous aideront davantage à affiner notre approche compatissante du traitement.
Cependant, nous pensons disposer d’informations suffisantes concernant la prévalence des traumatismes et les risques liés à l’ignorance du potentiel de préjudice causé par des approches coercitives, pour être préoccupé·e·s.
Nous disposons également d’informations suffisantes sur les priorités et les valeurs actuelles des parties prenantes concernées dans les services à la personne, ainsi que sur les critiques formulées par certain·e·s usager·ère·s, pour pouvoir agir dès maintenant afin de répondre à ces préoccupations potentielles et éviter des dommages irréparables à l’acceptabilité de notre science appliquée."
SOURCE: Mahshid Ghaemmaghami, Kelsey Ruppel, Anthony P. Cammilleri, Theresa Fiani, Gregory P. Hanley (2024), "Toward Compassion in the Assessment and Treatment of Severe Problem Behavior", Behavior Analysis in Practice, https://doi.org/10.1007/s40617-024-01012-1
Cette attitude auto-critique dans la reconnaissance de traumatismes causés par certains ingrédients historiques de l'ABA au niveau international est plutôt récente, mais clairement porteuse d'espoirs.
Voici quelques mots de la conclusion de son article (traduit de l'anglais) :
"Notre espoir, en rédigeant cet article, est d’inviter à un regard critique et à une réévaluation de notre pratique dans le contexte du traitement des comportements problématiques sévères, et de proposer une série de tactiques pouvant être mieux alignées avec une approche préventive, sensible aux traumatismes et universelle de l’évaluation et du traitement.
Nous faisons écho à l’appel pour davantage de mesures de validité sociale et de rapports sur les effets globaux des traitements ABA (y compris les effets secondaires), et nous réitérons la nécessité d’analyser les facteurs qui influencent et améliorent l’acceptabilité et l’efficacité de notre pratique.
Nous sommes également d’accord sur le fait que des définitions plus précises et empiriquement validées du traumatisme, des réponses au traumatisme, de la compassion et de l’empathie nous aideront davantage à affiner notre approche compatissante du traitement.
Cependant, nous pensons disposer d’informations suffisantes concernant la prévalence des traumatismes et les risques liés à l’ignorance du potentiel de préjudice causé par des approches coercitives, pour être préoccupé·e·s.
Nous disposons également d’informations suffisantes sur les priorités et les valeurs actuelles des parties prenantes concernées dans les services à la personne, ainsi que sur les critiques formulées par certain·e·s usager·ère·s, pour pouvoir agir dès maintenant afin de répondre à ces préoccupations potentielles et éviter des dommages irréparables à l’acceptabilité de notre science appliquée."
SOURCE: Mahshid Ghaemmaghami, Kelsey Ruppel, Anthony P. Cammilleri, Theresa Fiani, Gregory P. Hanley (2024), "Toward Compassion in the Assessment and Treatment of Severe Problem Behavior", Behavior Analysis in Practice, https://doi.org/10.1007/s40617-024-01012-1
Cette attitude auto-critique dans la reconnaissance de traumatismes causés par certains ingrédients historiques de l'ABA au niveau international est plutôt récente, mais clairement porteuse d'espoirs.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cindy Fon-Par.
Cindy Fon-Par Je vous encourage à lire l'article... C'est une revue de la littérature scientifique sérieuse et documentée sur le sujet rédigé par des analystes du comportement. Ce n'est pas un article polémique C'est factuel. C'est un article instructif (qui est donc donc fort lu par les personnes en charge de l'ABA) sur l'évolution du recours à la punition dans les études ABA depuis 10 ans. Ce sont aussi ces études qui font évoluer l'ABA.
Chacun peut se forger une opinion en lisant ces informations scientifiques. Je ne suis pas d'accord avoir vous sur le fait qu'il faudrait censurer certains sujets associés aux recherches récentes, qui je le répète sont le fruit de personnes (analystes du comportement) qui ont aidé votre fils. Et cela me semble très précieux d'analyser l'évolution des pratiques en la matière depuis 10 ans. (ce qui était, je le répète, l'objectif de cette revue de la littérature, ni plus ni moins).
Chacun peut se forger une opinion en lisant ces informations scientifiques. Je ne suis pas d'accord avoir vous sur le fait qu'il faudrait censurer certains sujets associés aux recherches récentes, qui je le répète sont le fruit de personnes (analystes du comportement) qui ont aidé votre fils. Et cela me semble très précieux d'analyser l'évolution des pratiques en la matière depuis 10 ans. (ce qui était, je le répète, l'objectif de cette revue de la littérature, ni plus ni moins).
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Sarah Scharpé.
Sarah Scharpé Bonjour, merci pour votre retour. Il est d'autant plus important que le chapitre de Andy Bondy publié sur le site de https://pecs-france.fr/ qui propose une utilisation encadrée de la punition ne soit plus utilisé comme une ressource de Pecs France alors. Son livre, qui est un guide PECS à l'attention des familles, date de 2008. Tant mieux s'il n'est plus d'actualité.
Bonne journée
Bonne journée
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cindy Fon-Par.
Je ne cherche pas à vous faire changer d'avis... mais simplement rappeler aux personnes qui liraient votre message qu'il s'agit d'un article sérieux publié dans une revue de pairs spécialisée en ABA: "Behavioral intervention". Je regrette hélas qu'elle ne soit pas en accès libre, et que l'article soit payant.
Oti Autidacts a commenté la photo de Maison de l'Autisme - Bruxelles.
"Et je serai franche, je soupçonne d'autres intérêts en jeu au profit d'autres pratiques professionnelles." Vous parlez encore d'Autidacts là ? Si c'est le cas, vous vous méprenez. Nous sommes deux belges dans Autidacts et le reste de la communauté (Discord) est étranger. Et nous ne nous sommes pas réunis à Autidacts pour parler de l'ABA..., mais pour échanger autour et discuter des recherches scientifiques en cours qui incluent les personnes autistes comme auteurs/autrices. (comme présenté sur notre site) Par contre, j'entends bien que l'intérêt pour Michelle Dawson concernant l'évaluation des pratiques comportementales est une préoccupation pour vous et que cela est divergent par rapport à ce que vous défendez. J'avais fait le choix de prendre la parole sur Facebook, en sachant que parler de l'ABA en Belgique était un risque et qu'on se fait vite éjecter si on n'a pas une vision "pro ABA" et ramener du côté des psychanalystes et autres psycho-dynamiciens... dans cette logique binaire chère à la Belgique.
Je reste très ouvert pour discuter de la multitudes des autres études partagées dans les Echos d'Autidacts ... Même si je crains que cela vous intéresse moins ;-)
Je reste très ouvert pour discuter de la multitudes des autres études partagées dans les Echos d'Autidacts ... Même si je crains que cela vous intéresse moins ;-)
Oti Autidacts a répondu à son propre commentaire.
merci pour la précision. De lire ses tweets quotidiens depuis des années, je confirme qu'elle est aussi critique vis-à-vis des études cognitivistes quand leur méthodologie laisse à désirer. Mais bien sûr ce ne sont pas les mêmes enjeux qui se jouent au niveau des implications d'une mauvaise recherche en science cognitive et en science du comportement (les retombées sont clairement différentes)
Oti Autidacts a répondu à son propre commentaire.
Je vous communique bien entendu mon identité en message privé, en toute confiance, car comme indiqué sur le site Autidacts.org (https://autidacts.org/fr/pg/en-savoir-plus-sur-le-projet), "La personne à l'initiative de la conception du site préfère rester discrète sur son identité afin d'éviter tout biais publicitaire. Cependant, elle est contactable en privé...".
Oti Autidacts a répondu à son propre commentaire.
Cher Directeur opérationnel à Pyramid PECS France, je suis désolé que vous ayez interprété que j'attaquais votre organisme de formation. S'il vous plaît, relisez mes propos. Je ne trouve pas cela utile de m'agresser verbalement. Je suis resté correct et dans le dialogue durant tous les échanges ici. Et cela ne changera pas, même après cette attaque personnelle dont vous faites preuve...
Concernant votre question : "Peut-on être d'accord pour dire que votre point de vue est faux, nul et dangereux pour les personnes qui auraient le malheur de vous écouter?"
Nous ne sommes pas d'accord, car la ressource de Bondy indique bien le recours au "Time Out" et "les réprimandes" dans les chapitre cité. Et je traduis un extrait du chapitre en question du livre partagé sur votre site, la page 99 :
"Devons-nous utiliser la punition ?
Comme indiqué, l'aspect le plus important de toute intervention comportementale consiste à identifier pourquoi le comportement inapproprié dans le contexte se produit, puis à mettre en œuvre un plan pour s'assurer que l'enfant adopte un comportement de remplacement plus approprié. Des stratégies préventives et correctives seront également utiles. Cependant, même avec les meilleures stratégies de prévention et de remplacement, nous devons reconnaître que si un enfant a souvent craché sur des gens au cours des dernières années, il est très probable qu'un autre épisode de crachat se produise avant que des progrès significatifs ne soient constatés."
C'est à la suite de ces propos que Bondy propose de :
- ignorer le comportement problématique (Ignoring Behavior) (jusque là techniquement, pas de punition, en terme technique de l'ABA)
- et puis: Le **time out** (techniquement dans l'ABA classé comme une punition dite négative, car il consiste à retirer l'accès à des activités ou des stimuli renforçants pendant une courte période après un comportement inapproprié)
- les **réprimandes verbales** (techniquement dans l'ABA classées comme une punition positive, car elles ajoutent un stimulus désagréable, par exemple, une remarque corrective ou un ton ferme, immédiatement après un comportement inapproprié.
J'espère avoir répondu à votre question avec clarté. Je ne répondrai plus à vos messages ultérieurs s'ils ne sont pas précédés d'une excuse pour votre agression verbale gratuite (d'autant plus problématique qu'elle s'avère injustifiée épistémologiquement parlant, vu que j'ai clairement cités les passages du chapitre indiquant que le Time out et les réprimandes sont intégrées dans l'arsenal de la gestion des comportements "inappropriés".)
Je comprends bien que vous défendez votre formation, et par ailleurs je n'ai aucune doute sur le fait qu'il n'y a pas d'intégration de l'arsenal punitif dans votre formation. Vous remarquerez qu'à aucun moment, je n'ai indiqué ni sous-entendu que c'était le cas ! J'ai simplement indiqué qu'il y avait une référence sur votre qui mentionnait explicitement le recours à la punition (cf. ci dessus).
Concernant votre question : "Peut-on être d'accord pour dire que votre point de vue est faux, nul et dangereux pour les personnes qui auraient le malheur de vous écouter?"
Nous ne sommes pas d'accord, car la ressource de Bondy indique bien le recours au "Time Out" et "les réprimandes" dans les chapitre cité. Et je traduis un extrait du chapitre en question du livre partagé sur votre site, la page 99 :
"Devons-nous utiliser la punition ?
Comme indiqué, l'aspect le plus important de toute intervention comportementale consiste à identifier pourquoi le comportement inapproprié dans le contexte se produit, puis à mettre en œuvre un plan pour s'assurer que l'enfant adopte un comportement de remplacement plus approprié. Des stratégies préventives et correctives seront également utiles. Cependant, même avec les meilleures stratégies de prévention et de remplacement, nous devons reconnaître que si un enfant a souvent craché sur des gens au cours des dernières années, il est très probable qu'un autre épisode de crachat se produise avant que des progrès significatifs ne soient constatés."
C'est à la suite de ces propos que Bondy propose de :
- ignorer le comportement problématique (Ignoring Behavior) (jusque là techniquement, pas de punition, en terme technique de l'ABA)
- et puis: Le **time out** (techniquement dans l'ABA classé comme une punition dite négative, car il consiste à retirer l'accès à des activités ou des stimuli renforçants pendant une courte période après un comportement inapproprié)
- les **réprimandes verbales** (techniquement dans l'ABA classées comme une punition positive, car elles ajoutent un stimulus désagréable, par exemple, une remarque corrective ou un ton ferme, immédiatement après un comportement inapproprié.
J'espère avoir répondu à votre question avec clarté. Je ne répondrai plus à vos messages ultérieurs s'ils ne sont pas précédés d'une excuse pour votre agression verbale gratuite (d'autant plus problématique qu'elle s'avère injustifiée épistémologiquement parlant, vu que j'ai clairement cités les passages du chapitre indiquant que le Time out et les réprimandes sont intégrées dans l'arsenal de la gestion des comportements "inappropriés".)
Je comprends bien que vous défendez votre formation, et par ailleurs je n'ai aucune doute sur le fait qu'il n'y a pas d'intégration de l'arsenal punitif dans votre formation. Vous remarquerez qu'à aucun moment, je n'ai indiqué ni sous-entendu que c'était le cas ! J'ai simplement indiqué qu'il y avait une référence sur votre qui mentionnait explicitement le recours à la punition (cf. ci dessus).
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Sarah Scharpé.
Laura Popa Bonsoir, oui, bien sûr:
https://pecs-france.fr/download/Autism%20247-Chapter%207.pdf
Il s'agit d'un guide PECS à destination des familles. Mais j'insiste: Je n'ai aucunement dit ou sous-entendu qu'il y avait tel ingrédient punitif dans les formations de Pecs France... Par contre cette référence du fondateur de Pyramid PECS semble anacronique, car elle indique que deux méthodes classées par les experts ABA dans la classe des punitions (time out; réprimandes) sont intégrées dans l'arsenal des outils pour la gestion des comportements dits "inappropriés".
https://pecs-france.fr/download/Autism%20247-Chapter%207.pdf
Il s'agit d'un guide PECS à destination des familles. Mais j'insiste: Je n'ai aucunement dit ou sous-entendu qu'il y avait tel ingrédient punitif dans les formations de Pecs France... Par contre cette référence du fondateur de Pyramid PECS semble anacronique, car elle indique que deux méthodes classées par les experts ABA dans la classe des punitions (time out; réprimandes) sont intégrées dans l'arsenal des outils pour la gestion des comportements dits "inappropriés".
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cindy Fon-Par.
Bonjour la revue de la littérature (travail d'analystes du comportement ABA, je le répète) qui a amené les foudres concernant les Echos d'Autidacts de la semaine passée indique au contraire que la punition est 'efficace' sur le court et moyen terme en terme de diminution de certains comportements, et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle est encore fort utilisée au niveau international. (Rappelons qu'historiquement, le premier succès de l'ABA a été réalisé exclusivement avec l'ingrédient punitif; voir Lovaas, 1965). Je me réjouis sincèrement que ce ne soit pas le cas dans les formations à Pecs France (pour rappel, je n'ai jamais indiqué que c'était le cas; j'ai simplement indiqué qu'il y avait sur le site internet de Pecs France une référence (un chapitre de livre) du fondateur de Pyramid PECS qui indiquait dans un chapitre sur la gestion des comportements dits "inappropriés" que le Time out et la réprimande étaient comprises dans l'arsenal des techniques.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Christelle François.
Christelle François Bonsoir, je suis tout à fait d'accord avec vous. Mais l'utilisation de la punition reste étudiée par les chercheuses et chercheurs ABA pour la gestion des comportements dits 'inappropriés'. C'était la conclusion de la revue de la littérature scientifique à ce sujet là (et je le rappelle, cette revue de la littérature est un travail des chercheurs et chercheuses ABA, pour faire le point sur l'état de la recherche et son évolution ces dix dernières années).
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Vittoria Barbaso.
Vittoria Barbaso Bonsoir, merci pour votre message. Il n'y a rien de trompeur l'association 'Punition et ABA' se justifie car c'est le titre même de la revue de la littérature scientifique discutée. Pour rappel, le titre de ce travail réalisé par des analyses du comportement ABA était (je traduis): "Les punitions existent, mais l’analyse du comportement évolue positivement". Voici le lien vers l'étude: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/bin.2064
Pour rappel cette revue de la littérature a été publiée dans une revue de pairs spécialisée dans l'ABA: "Behavioral interventions".
Pour rappel cette revue de la littérature a été publiée dans une revue de pairs spécialisée dans l'ABA: "Behavioral interventions".
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Petit À Petit.
Petit À Petit Bonsoir, quel type de publication est "faux"? : Je rappelle que la revue de la littérature discutée s'intitule: "Les punitions existent, mais l’analyse du comportement évolue positivement". Voici le lien vers l'étude: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/bin.2064
Pour rappel cette revue de la littérature a été publiée dans une revue de pairs spécialisée dans l'ABA: "Behavioral interventions". Elle établit que ces dix dernières années, comparativement aux 10 années précédentes, il y a moins d'évaluation par des chercheurs et chercheuses ABA de l'efficacité d'ingrédients punitifs; mais que ces derniers restent fort investigués et souvent appliqués, à la surprise des chercheuses, à des catégories de comportements pour lesquelles elles ne sont pas nécessaires (les comportements auto-stimulants).
Je me réjouis sincèrment que la punition ne soit jamais utilisée dans vos formations ABA.
Rappelons qu'un des acteurs international de l'ABA, Gregory Hanley, a reconnu l'année passée dans un article autocritique que certains composants de l'ABA pouvaient causer des traumatismes, il parlait des punitions. Ce n'est pas réducteur de dire que l'ABA, c'est AUSSI des recherches encore actuelles sur l'efficacité de la punition... Ce n'est aucunement de la désinformation. C'est factuel. voyez la bibliorgaphie de l'étude de la revue de la littérature. Et si vous n'avez pas d'accès, je la partage volontiers avec vous.
Je vous cite: "laisser une personne autiste se taper la tête dans le mur car les personnes autour d’elle ne sont pas informées /formée: ÇA C’EST DE LA PUNITION ! " Absolument, mais la revue de la littérature scientifique parue dans la revue "Behavioral interventions" met en évidence, suite à l'analyse des 49 études scientifiques sur l'efficacité de la punition, que ce n'est pas ce type de comportements qui est le plus souvent prisé: je cite les auteurs: "Fait surprenant, la stéréotypie reste la catégorie la plus importante [qui est la cible des punitions], surtout par rapport à l'automutilation, compte tenu de l'évolution culturelle et éthique qui veut que la punition soit réservée aux comportements dangereux."
L'objectif d'autidacts est d'informer sur les sorties scientifiques de la semaine. Ni plus ni moins. Cette étude est sortie la semaine passée. Ne pas en parler aurait été de la désinformation.
Pour rappel cette revue de la littérature a été publiée dans une revue de pairs spécialisée dans l'ABA: "Behavioral interventions". Elle établit que ces dix dernières années, comparativement aux 10 années précédentes, il y a moins d'évaluation par des chercheurs et chercheuses ABA de l'efficacité d'ingrédients punitifs; mais que ces derniers restent fort investigués et souvent appliqués, à la surprise des chercheuses, à des catégories de comportements pour lesquelles elles ne sont pas nécessaires (les comportements auto-stimulants).
Je me réjouis sincèrment que la punition ne soit jamais utilisée dans vos formations ABA.
Rappelons qu'un des acteurs international de l'ABA, Gregory Hanley, a reconnu l'année passée dans un article autocritique que certains composants de l'ABA pouvaient causer des traumatismes, il parlait des punitions. Ce n'est pas réducteur de dire que l'ABA, c'est AUSSI des recherches encore actuelles sur l'efficacité de la punition... Ce n'est aucunement de la désinformation. C'est factuel. voyez la bibliorgaphie de l'étude de la revue de la littérature. Et si vous n'avez pas d'accès, je la partage volontiers avec vous.
Je vous cite: "laisser une personne autiste se taper la tête dans le mur car les personnes autour d’elle ne sont pas informées /formée: ÇA C’EST DE LA PUNITION ! " Absolument, mais la revue de la littérature scientifique parue dans la revue "Behavioral interventions" met en évidence, suite à l'analyse des 49 études scientifiques sur l'efficacité de la punition, que ce n'est pas ce type de comportements qui est le plus souvent prisé: je cite les auteurs: "Fait surprenant, la stéréotypie reste la catégorie la plus importante [qui est la cible des punitions], surtout par rapport à l'automutilation, compte tenu de l'évolution culturelle et éthique qui veut que la punition soit réservée aux comportements dangereux."
L'objectif d'autidacts est d'informer sur les sorties scientifiques de la semaine. Ni plus ni moins. Cette étude est sortie la semaine passée. Ne pas en parler aurait été de la désinformation.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cynthia Liégeois.
Cynthia Liégeois Bonjour, merci pour ce partage ! "Pour être concrete et terre à terre, l'ABA nous a permit d'entre en communication avec Elise et d'ainsi lui permettre d'exprimer ses besoins, ses envies, et diminuer drastiquement les troubles du comportement." C'est très réjouissant. Je me permis de répéter qu' à aucune moment j'ai réduit l'ABA à la punition... J'ai noté "ABA et punition" dans mon sommaire, car l'étude citée par Michelle Dawson et sortie la semaine passée portait précisément sur ce sujet et était un travail scientifique réalisé par des analyses du comportement ABA à destination d'analystes du comportement !
Pour rappel cette revue de la littérature a été publiée dans une revue de pairs spécialisée dans l'ABA: "Behavioral interventions".
Il s'agit d'une actualité scientifique... ni plus ni moins, aucunement d'une réduction de l'ABA à la punition...
Encore merci pour votre témoignage.
Pour rappel cette revue de la littérature a été publiée dans une revue de pairs spécialisée dans l'ABA: "Behavioral interventions".
Il s'agit d'une actualité scientifique... ni plus ni moins, aucunement d'une réduction de l'ABA à la punition...
Encore merci pour votre témoignage.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Stéphanie Vendrasco.
Stéphanie Vendrasco Bonsoir, cette formation n'est pas malheureuse, elle reprend les deux termes clés de la revue de la littérature parue la semaine passée dans une revue spécialisée de l'ABA : "Behavioral interventions". Cette revue de la littérature (réalisée par des analystes du comportement à destination des analystes du comportement) parcourt les 59 études réalisées ces 10 dernieres années qui portent sur l'efficacité de la punition dans l'ABA. Je ne vois pas comment j'aurais évoquer cette étude dans mon sommaire autrement que par "Punitions et ABA". Cela n'implique aucunement que l'ABA se réduise à cela, voire que la punition est quelque chose d'appris dans les formations ! "On a encore du chemin à parcourir en Belgique." Je suis absolument d'accord avec vous.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Caroline Glineur.
Caroline Glineur Bonjour, les 59 études citées dans la revue de la littérature publiée la semaine passée par des analystes du comportement dans une revue spécialisée de l'ABA ne sont pas du tout controversées. Elles ont précisément été sélectionnées car elles sont méthodologiquement de qualité. Je le répète: je n'ai aucunement dit que l'ABA n'était que punitif ! Mais c'est fait que la punition reste un champ d'étude encore priviligié au niveau interntional dans l'ABA, c'est la conclusion de la revue de la littérature.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Val Baetens.
Val Baetens Bonsoir, pour rappel le point de départ de la discussion porte non pas sur la pratique de l'ABA en France mais sur la sortie la semaine passée d'une revue de la littérature publiée dans une revue de spécialistes de l'ABA qui conclut que ces dix dernières années, l'efficacité de la punition dans l'ABA a été moins investiguée que les 10 années précédentes; mais qu'elle reste un important sujet d'études. (cf. les 59 études scientifiques parues et reprises dans la bibliographie de la revue de la littérature).
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cinzia Agoni.
Cinzia Agoni Merci pour votre message qui a le mérite de recadrer ces échanges... J'ai repris le terme utilisé par les auteures de la revue de la littérature. En tant qu'analystes du comportement, elles définissent la punition techniquement, comme depuis les années 60: C'est la première phrase de leur travail: (je traduis) "La définition analytique de la punition est la présentation ou le retrait d'un stimulus, ce qui diminue la probabilité future d'un comportement." sont classées par les auteures les techniques suivantes (je les cite, puis reprend la définition proposée pour chacune) :
Interruption et redirection de la réponse (RIRD) : imposition de demandes spécifiques après l’apparition du comportement ciblé (ex. : demander de répéter des mots corrects après une vocalisation inappropriée).
Gestion physique contingente : contact physique ou restriction de la vision pour interrompre ou contrôler le comportement (ex. : blocage de réponse, guidage physique, écran facial, maintien corporel).
Rétroaction/réprimandes : conséquences verbales ou visuelles suite au comportement (ex. : remarque négative, perte de point indiquée au tableau).
Coût de réponse : retrait d’un renforçateur suite au comportement (ex. : perte de jetons ou de privilèges).
Time-out : retrait temporaire de l’accès aux renforçateurs ou à l’environnement (exclusion ou isolement partiel).
Stimulation aversive contingente : exposition à un stimulus désagréable après le comportement (ex. : bruit fort, contact désagréable).
Interruption et redirection de la réponse (RIRD) : imposition de demandes spécifiques après l’apparition du comportement ciblé (ex. : demander de répéter des mots corrects après une vocalisation inappropriée).
Gestion physique contingente : contact physique ou restriction de la vision pour interrompre ou contrôler le comportement (ex. : blocage de réponse, guidage physique, écran facial, maintien corporel).
Rétroaction/réprimandes : conséquences verbales ou visuelles suite au comportement (ex. : remarque négative, perte de point indiquée au tableau).
Coût de réponse : retrait d’un renforçateur suite au comportement (ex. : perte de jetons ou de privilèges).
Time-out : retrait temporaire de l’accès aux renforçateurs ou à l’environnement (exclusion ou isolement partiel).
Stimulation aversive contingente : exposition à un stimulus désagréable après le comportement (ex. : bruit fort, contact désagréable).
Oti Autidacts a répondu à son propre commentaire.
"Je ne vois pas en quoi proposer une alternative est une punition. " Ce n'est pas le cas et je n'ai à aucun endroit laissé entendre cela, sauf si c'est précédé de certaines formes de "blocages" (RIRD). Parc contre le time-out et la réprimande cités dans le chapitre de Andy Bondy sont des punitions. Ou mettez-vous cela en cause également ?
Pour rappel, la définition de la punition selon les spécialistes de l'ABA: "la présentation ou le retrait d'un stimulus, ce qui diminue la probabilité future d'un comportement.". Il y a classiquement deux formes punitions conceptualisées dans l'ABA: la **punition positive** (comme la "réprimande verbale" citée par Bondy), qui ajoute un stimulus désagréable (par exemple, une remarque corrective ou un ton ferme) immédiatement après un comportement inapproprié; et la **punition négative** (comme le "Time out", également cité par Bondy), qui consiste à retirer l'accès à des activités ou des stimuli renforçants pendant une courte période après un comportement inapproprié.
Je vous cite: "Si vous voyez le fait de pointer votre ignorance comme une attaque personnelle, je vous invite à y répondre en vous renseignant mieux sur le sujet." A nouveau, c'est de l'agressivité gratuite à mon égard.
Pour rappel, la définition de la punition selon les spécialistes de l'ABA: "la présentation ou le retrait d'un stimulus, ce qui diminue la probabilité future d'un comportement.". Il y a classiquement deux formes punitions conceptualisées dans l'ABA: la **punition positive** (comme la "réprimande verbale" citée par Bondy), qui ajoute un stimulus désagréable (par exemple, une remarque corrective ou un ton ferme) immédiatement après un comportement inapproprié; et la **punition négative** (comme le "Time out", également cité par Bondy), qui consiste à retirer l'accès à des activités ou des stimuli renforçants pendant une courte période après un comportement inapproprié.
Je vous cite: "Si vous voyez le fait de pointer votre ignorance comme une attaque personnelle, je vous invite à y répondre en vous renseignant mieux sur le sujet." A nouveau, c'est de l'agressivité gratuite à mon égard.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cindy Fon-Par.
Florian Houri Bonsoir, vous avez réagi trois fois sur ce fil, à chaque fois en cherchant à me disqualifier et en m'agressant de façon systématique. Pour rappel, j'ai simplement indiqué qu'il y avait une référence d'un chapitre sur le site de Pecs France dans laquelle le fondateur de Pyramid PECS mentionne le recours à deux techniques punitives (selon la définition d'usage en ABA). Ni plus ni moins. C'est factuel. Je ne vois pas en quoi faire intervenir une disqualification de mes compétences de traduction altère ce fait.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Petit À Petit.
Bonsoir, utiliser l'expression "Punitions et ABA" pour caractériser une revue de la littérature parue dans une revue spécialisée ABA qui porte sur l'analyse des études portant sur la punition dans l'ABA ces 10 dernières années, ne me semble pas être un raccourci dangereux... Non, je ne suis pas un professionnel ABA. Du coup je ne peux pas commenter cette revue de la littérature ? Je répète que cette revue de la littérature est un travail destiné à aider le lecteur à mieux comprendre certains aspects des 59 études portant sur l'évaluation de la punition dans l'ABA. A ce titre, elle est très utile, pour les professionnels ABA et pour les autres personnes, dont je suis.
Pour rappel, Les échos d'Autidacts reprennent les actualités scientifiques de la semaine. Cette revue de la littérature en était une. Cela aurait été de la désinformation que je ne l'évoque pas...
Pour rappel, Les échos d'Autidacts reprennent les actualités scientifiques de la semaine. Cette revue de la littérature en était une. Cela aurait été de la désinformation que je ne l'évoque pas...
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cinzia Agoni.
Nora Virton Merci pour votre message, qui aborde les choses de façon détaillée et dénuée d'agressivité à mon égard.
Je vous cite: "Cette simple citation démontre que vous avez mal compris ou mal traduit. De ce fait, les informations que vous diffusez sont fausses. Dans son chapitre, Andy Bondy ne consacre que 4 pages sur 13 à définir quelques stratégies réactives (ce que vous nommez punitions) soit à peine 1/3 du chapitre (31%).
Il est dommage que vous ne parliez pas de ce qu’il écrit d’autre"
Vous avez absolument raison concernant le fait que les passages en question ne sont pas du tout les plus importants du livre ! Et je trouve également que Andy Bondy a une vision très positive et nuancée des interventions. (vous le décrivez fort bien).
Mais non, je n'ai pas "mal traduit" et les informations communiquées ne sont pas "fausses". Les stratégies "réactives" (time out et réprimandes) sont clairement des punitions. Pour rappel, le mot "punition" figure plus haut dans son texte... "Should We Use Punishment?". A la suite de quoi il préconise d'abord un autres technique (ignorer le comportement dit problématique) mais il détaille ensuite deux techniques punitives (bien sûr il ne les "prescrit" pas mais les reprendre laisse entendre qu'elles sont dans l'arsenal des techniques...). Dire ceci ne discrédite en rien le travail positif de Bondy et le vôtre. C'était une question d'époque aussi. C'était clairement dans l'air du temps à l'époque. Le chapitre date de plus de 15 ans. Vous avez tout à fait raison de dire que ce n'est que 31% du chapitre... Pour rappel, le point de départ de la discussion porte sur la publication d'une revue de la littérature sur l'utilisation de la punition comme champ de recherche dans l'ABA ces dix dernières années. de façon positive, les auteures concluaient que c'était moins utilisé que les 10 années précédentes. Mais les auteures s'étonnaient que la punition était plus souvent utilisée pour faire baisser les occurences de comportements dits d'auto-stimulation plutôt que les mises en danger. C'est pour cette raison que j'ai évoqué le fait que Bondy visait également l' 'élimination' de la stéréotypie. Mais il donne un cadre très important et merci de le rappeler.
Ceci étant dit, ne trouvez-vous que ce chapitre gagnerait à être mis à jour, en 2025, car il amène beaucoup d'ambiguité concernant la "punition" ? (c'est une vraie question)
Merci pour votre invitation !
Je vous cite: "Cette simple citation démontre que vous avez mal compris ou mal traduit. De ce fait, les informations que vous diffusez sont fausses. Dans son chapitre, Andy Bondy ne consacre que 4 pages sur 13 à définir quelques stratégies réactives (ce que vous nommez punitions) soit à peine 1/3 du chapitre (31%).
Il est dommage que vous ne parliez pas de ce qu’il écrit d’autre"
Vous avez absolument raison concernant le fait que les passages en question ne sont pas du tout les plus importants du livre ! Et je trouve également que Andy Bondy a une vision très positive et nuancée des interventions. (vous le décrivez fort bien).
Mais non, je n'ai pas "mal traduit" et les informations communiquées ne sont pas "fausses". Les stratégies "réactives" (time out et réprimandes) sont clairement des punitions. Pour rappel, le mot "punition" figure plus haut dans son texte... "Should We Use Punishment?". A la suite de quoi il préconise d'abord un autres technique (ignorer le comportement dit problématique) mais il détaille ensuite deux techniques punitives (bien sûr il ne les "prescrit" pas mais les reprendre laisse entendre qu'elles sont dans l'arsenal des techniques...). Dire ceci ne discrédite en rien le travail positif de Bondy et le vôtre. C'était une question d'époque aussi. C'était clairement dans l'air du temps à l'époque. Le chapitre date de plus de 15 ans. Vous avez tout à fait raison de dire que ce n'est que 31% du chapitre... Pour rappel, le point de départ de la discussion porte sur la publication d'une revue de la littérature sur l'utilisation de la punition comme champ de recherche dans l'ABA ces dix dernières années. de façon positive, les auteures concluaient que c'était moins utilisé que les 10 années précédentes. Mais les auteures s'étonnaient que la punition était plus souvent utilisée pour faire baisser les occurences de comportements dits d'auto-stimulation plutôt que les mises en danger. C'est pour cette raison que j'ai évoqué le fait que Bondy visait également l' 'élimination' de la stéréotypie. Mais il donne un cadre très important et merci de le rappeler.
Ceci étant dit, ne trouvez-vous que ce chapitre gagnerait à être mis à jour, en 2025, car il amène beaucoup d'ambiguité concernant la "punition" ? (c'est une vraie question)
Merci pour votre invitation !
Oti Autidacts a répondu à son propre commentaire.
"Vous avez autant de connaissances en ABA que vous semblez avoir de courage." Une insulte gratuite, une fois de plus.
Oti Autidacts a répondu à son propre commentaire.
une tentative de disqualification supplémentaire... Je n'ai aucunement parlé d'un bouquin, ni même de la philosophie de Bondy, ce n'est pas le sujet du fil, mais simplement de la présence sur le site de Pecs France d'un chapitre d'un ouvrage qui détaille deux techniques de "punition" (terme de Andy Bondy) dans son ouvrage (le time out et la réprimande). Ni plus ni moins.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cynthia Liégeois.
je prends bien note de cette remarque pour les prochains article. Merci de votre retour.
Oti Autidacts a répondu à son propre commentaire.
Il est triste que vous ne parveniez pas à reconnaître que Bondy, dans le livre que vous partagez sur votre cite, cite clairement et sans ambiguité deux techniques qui, pour tous les experts ABA, sont classées parmi les punitions (dans le sens comportemental): le Time out et la réprimande... C'est factuel... Cela ne veut pas dire que Bondy fait passer ces stratégies prioritairement dans la gestion des comportements dits problématiques (il propose d'abord d'éviter le comportement dit problématique, et de le remplacer par autre chose), mais il les intègre bien dans les stratégies de gestion des comportements...
Et je n'ai jamais dit ni insinué qu'à Pecs France vous appreniez à appliquer ces deux techniques punitiques décrites dans le livre (le time out - donc l'exclusion de l'enfant dans une autre, dans laquelle il est emmené "fermement", je cite Bondy) et la réprimande verbale).
Puisque ce chapitre ne correspond pas à vos pratiques de formation, il induit en erreur. Pourquoi ne pas le retirer (s'il est dépassé) ou mentionner le fait que ces éléments-là ne sont plus d'actualité?
Et je n'ai jamais dit ni insinué qu'à Pecs France vous appreniez à appliquer ces deux techniques punitiques décrites dans le livre (le time out - donc l'exclusion de l'enfant dans une autre, dans laquelle il est emmené "fermement", je cite Bondy) et la réprimande verbale).
Puisque ce chapitre ne correspond pas à vos pratiques de formation, il induit en erreur. Pourquoi ne pas le retirer (s'il est dépassé) ou mentionner le fait que ces éléments-là ne sont plus d'actualité?
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cinzia Agoni.
Andy Bondy décrit clairement dans le chapitre la technique punitive du Time out, je le cite :
"Pour mettre en place le time-out à la maison, il est généralement recommandé de désigner un endroit spécifique qui soit ennuyeux (pas la chambre de l’enfant), mais pas effrayant (éviter un petit placard fermé). Lorsque vous observez votre enfant adopter un comportement inapproprié (CIB), indiquez-lui calmement et de manière neutre qu’il doit aller en time-out. Il est probable que vous deviez accompagner fermement votre enfant jusqu’à l’endroit prévu, où vous aurez éventuellement placé une chaise."
Dans leur livre "Intervention comportementale clinique", Ghislain Magerotte et Eric Willaye classent, comme tous les autres experts comportementalistes au niveau international, cette technique dans les "procédures de punition" (page 161).
A nouveau, Bondy ne fait passer cette technique de façon prioritaire (il préconie d'abord comme vous le faites avec votre fils d'ignorer le comportement problématique), mais il indique égalenement la possibiltié du Time out et de la réprimande verbale.
A nouveau, j'ai bien compris que Pecs France n'apprend pas à utiliser ces deux techniques punitives (time-ou et réprimante) dans leurs formations, mais c'est factuel qu'elles sont reprises dans le "guide" à destination des parents publiés par Bondy en 2008. Si cela a mal vieilli, plutôt que me faire passer de menteur, mauvais traducteur etc... comme le directeur opérationnel l'a fait dans plusieurs messages sur ce fil, il serait plus clair de retirer ce chapitre du site Pecs France ou d'indiquer clairement à un endroit du site qu'il n'a jamais l'apprentissage de techniques punitives, pour se centrer exclusivement sur les techniques de renforcement positif.
"Pour mettre en place le time-out à la maison, il est généralement recommandé de désigner un endroit spécifique qui soit ennuyeux (pas la chambre de l’enfant), mais pas effrayant (éviter un petit placard fermé). Lorsque vous observez votre enfant adopter un comportement inapproprié (CIB), indiquez-lui calmement et de manière neutre qu’il doit aller en time-out. Il est probable que vous deviez accompagner fermement votre enfant jusqu’à l’endroit prévu, où vous aurez éventuellement placé une chaise."
Dans leur livre "Intervention comportementale clinique", Ghislain Magerotte et Eric Willaye classent, comme tous les autres experts comportementalistes au niveau international, cette technique dans les "procédures de punition" (page 161).
A nouveau, Bondy ne fait passer cette technique de façon prioritaire (il préconie d'abord comme vous le faites avec votre fils d'ignorer le comportement problématique), mais il indique égalenement la possibiltié du Time out et de la réprimande verbale.
A nouveau, j'ai bien compris que Pecs France n'apprend pas à utiliser ces deux techniques punitives (time-ou et réprimante) dans leurs formations, mais c'est factuel qu'elles sont reprises dans le "guide" à destination des parents publiés par Bondy en 2008. Si cela a mal vieilli, plutôt que me faire passer de menteur, mauvais traducteur etc... comme le directeur opérationnel l'a fait dans plusieurs messages sur ce fil, il serait plus clair de retirer ce chapitre du site Pecs France ou d'indiquer clairement à un endroit du site qu'il n'a jamais l'apprentissage de techniques punitives, pour se centrer exclusivement sur les techniques de renforcement positif.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cinzia Agoni.
Merci pour votre message.
Je vous cite: "Je ne vous dis pas que le Time Out ou l'extinction ou la réprimande verbale ne sont pas des punitions. Je vous dis que ces stratégies punitives, soit positives, soit négatives, existent et qu'elles doivent être finement évaluées avant d'être sélectionnées."
Vous êtes la première ici à le reconnaître... Et je vous en remercie.
Vous expliquiez très bien que ces deux punitions ne sont pas utilisées en premier, comme Bondy l'indique dans chapitre (il s'agit d'abord d'ignorer quand c'est possible le comportement problématique, et de le remplacer - quand c'est possible- par un autre comportement plus "fonctionnel" - c'est tout l'esprit si j'ai bien compris de PECS. Mais quand ce n'est pas possible, Bondy détaille bien deux techniques punitives (le Time out et la réprimande).
Là où il reste une ambiguité dans votre réponse, c'est votre différence entre "exposer" et "préconiser". Bondy ne fait pas cette nuance dans son chapitre (si je l'ai manquée, pouvez-vous ramener la phrase où il dirait qu'il ne faut pas utiliser ces deux techniques punitives qu'il décrit?). Car Bondy est clair, concernant le time-out, il commence sa phrase par "Pour mettre en place le time-out à la maison"... Cela n'est pas ambigu... Il ne fait pas qu'exposer quelque chose... Il décrit la situation dans laquelle cela peut être utilisé.
A nouveau, et j'espère que vous l'avez compris, je n'ai pas l'idée qu'à Pecs France, on apprend à utiliser ces deux techniques punitives d'un autre âge du comportementalisme (I. Lovaas et autres). D'où ma suggestion de ne plus diffuser ces paragraphes sur votre site, puisqu'ils ne sont plus d'actualité.
Pour information, je traduis ici la description des deux techniques punitives décrites par Andy Bondy dans son livre :
Le Time out: "Pour mettre en place le time-out à la maison, il est généralement recommandé de désigner un endroit spécifique qui soit ennuyeux (pas la chambre de l’enfant), mais pas effrayant (éviter un petit placard fermé). Lorsque vous observez votre enfant adopter un comportement inapproprié (CIB), indiquez-lui calmement et de manière neutre qu’il doit aller en time-out. Il est probable que vous deviez accompagner fermement votre enfant jusqu’à l’endroit prévu, où vous aurez éventuellement placé une chaise."
La réprimande verbal: "Lorsque votre enfant adopte un comportement problématique, vous pouvez également vouloir dire « Non » ou « Stop », ou utiliser un autre type de réprimande verbale rapide. Il est très probable que votre enfant entende ces mots à l'école ou dans la communauté, il est donc judicieux de lui apprendre ce qu'ils signifient. Voici quelques règles simples pour utiliser les réprimandes verbales (...)".
Ces deux techniques peuvent dans les faits être très "softs" (ce que Bondy recommande), mais elles peuvent, quand elles sont mal appliquées, être très violentes aussi...
Vous l'avez bien dit, on parle ici d'une minuscule partie du livre de Bondy, et le reste est sous le signe du "positif". Ramener, comme je le fais ici, ces deux paragraphes, ne fait aucunement de l'ombre à l'essentiel du message de Bondy, qui est celui que vous avez décrit fort bien dans vos deux messages.
Je vous cite: "Je ne vous dis pas que le Time Out ou l'extinction ou la réprimande verbale ne sont pas des punitions. Je vous dis que ces stratégies punitives, soit positives, soit négatives, existent et qu'elles doivent être finement évaluées avant d'être sélectionnées."
Vous êtes la première ici à le reconnaître... Et je vous en remercie.
Vous expliquiez très bien que ces deux punitions ne sont pas utilisées en premier, comme Bondy l'indique dans chapitre (il s'agit d'abord d'ignorer quand c'est possible le comportement problématique, et de le remplacer - quand c'est possible- par un autre comportement plus "fonctionnel" - c'est tout l'esprit si j'ai bien compris de PECS. Mais quand ce n'est pas possible, Bondy détaille bien deux techniques punitives (le Time out et la réprimande).
Là où il reste une ambiguité dans votre réponse, c'est votre différence entre "exposer" et "préconiser". Bondy ne fait pas cette nuance dans son chapitre (si je l'ai manquée, pouvez-vous ramener la phrase où il dirait qu'il ne faut pas utiliser ces deux techniques punitives qu'il décrit?). Car Bondy est clair, concernant le time-out, il commence sa phrase par "Pour mettre en place le time-out à la maison"... Cela n'est pas ambigu... Il ne fait pas qu'exposer quelque chose... Il décrit la situation dans laquelle cela peut être utilisé.
A nouveau, et j'espère que vous l'avez compris, je n'ai pas l'idée qu'à Pecs France, on apprend à utiliser ces deux techniques punitives d'un autre âge du comportementalisme (I. Lovaas et autres). D'où ma suggestion de ne plus diffuser ces paragraphes sur votre site, puisqu'ils ne sont plus d'actualité.
Pour information, je traduis ici la description des deux techniques punitives décrites par Andy Bondy dans son livre :
Le Time out: "Pour mettre en place le time-out à la maison, il est généralement recommandé de désigner un endroit spécifique qui soit ennuyeux (pas la chambre de l’enfant), mais pas effrayant (éviter un petit placard fermé). Lorsque vous observez votre enfant adopter un comportement inapproprié (CIB), indiquez-lui calmement et de manière neutre qu’il doit aller en time-out. Il est probable que vous deviez accompagner fermement votre enfant jusqu’à l’endroit prévu, où vous aurez éventuellement placé une chaise."
La réprimande verbal: "Lorsque votre enfant adopte un comportement problématique, vous pouvez également vouloir dire « Non » ou « Stop », ou utiliser un autre type de réprimande verbale rapide. Il est très probable que votre enfant entende ces mots à l'école ou dans la communauté, il est donc judicieux de lui apprendre ce qu'ils signifient. Voici quelques règles simples pour utiliser les réprimandes verbales (...)".
Ces deux techniques peuvent dans les faits être très "softs" (ce que Bondy recommande), mais elles peuvent, quand elles sont mal appliquées, être très violentes aussi...
Vous l'avez bien dit, on parle ici d'une minuscule partie du livre de Bondy, et le reste est sous le signe du "positif". Ramener, comme je le fais ici, ces deux paragraphes, ne fait aucunement de l'ombre à l'essentiel du message de Bondy, qui est celui que vous avez décrit fort bien dans vos deux messages.
Oti Autidacts a répondu à son propre commentaire.
A aucun moment vous n'êtes rentré dans la discussion ou l'explicitation de votre point de vue, malgré les nombreux messages et réponses que j'ai partagés avec vous, en restant de mon côté à chaque fois centré sur le sujet (pour rappel la présence de deux paragraphes expliquant l'utilisation de deux méthodes punitives un ouvrage du fondateur de Pyramid PECS, le time-out et la réprimande). Pouvez m'expliquer ce que je n'ai pas compris ? De plus vous m'aviez indiqué dans un autre message que je n'avais pas bien "traduit" quelque chose concernant les passages sur la punition. Pouvez-vous proposer une autre traduction alors ? Pour rappel, le sujet de ce fil n'est pas le livre entier, ni la philosophie de A. Bondy, mais la présence -anachonrique- de ces deux stratégies punitives, étant donné que vous ne les apprenez pas dans les formations de Pecs France), ce que beaucoup de personnes ici ont confirmé! Systématiquement, dans au moins 5 messages dans ce fil, vous préférez me disqualifier et me rabaisser, sans, à aucun moment, me dire ce que je n'ai pas compris, ou en quoi je serais à côté de la plaque, en terme de contenu (qu'il s'agisse de la forme ou du fond). Pouvez-vous me préciser au juste ce que je n'ai pas "compris", en le référant à ce que j'ai explicitement écrit ? Ce sera une bonne base pour une discussion sereine, et une "communication fonctionelle". Si vous choisissez de ne pas le faire, je le respecte, mais dans ce cas, il est contre-productif de votre part de chercher à me rabaisser, et me disqualifier dans chacun de vos messages.
Par rapport à votre question/crainte concernant mon implication dans la maison de l'autisme, je vous rassure, je ne suis qu'une personne isolée intéressée par l'actualité des publications scientifiques sur l'autisme, produites, ou si pas, lues et analysées, par des personnes autistes (Peut-être n'avez vous pas lu les 9 articles que j'ai publié sur le site internet de la Maison de l'autisme, sur les sorties hebdomadaires d'études scientifiques, dont l'ABA n'est qu'une petite part). Pour le reste, je n'ai pas d'information concernant les conditions de formations ou autres qualifications pour travailler avec les familles à la Maison de l'autisme. Je vous invite à contacter les responsables de la Maison de l'autisme pour discuter de ces sujets, car le sujet de ce fil n'est pas celui-là, c'est bien :
- la publication la semaine passée d'une revue de la littérature scientifique réalisée par des analystes du comportement dans un revue de pairs spécialisées dans l'ABA ("Behavioral interventions"). Cette revue portait sur les expérimentations scientifiques réalisées ces 10 dernières années (2014-2024) concernant l'évaluation de l'efficacité des techniques punitives dans l'ABA. Commentant cette revue de la littérature, j'ai naturellement choisi d'épingler "Punitions et ABA" dans mon sommaire, puis c'est directement le sujet de cette revue de la littérature. Pour rappel, les conclusions de cette étude indiquent que depuis 10 ans, il y a moins d'études portant sur l'évaluation de l'efficacité des techniques punitives dans l'ABA (c'est positif!), mais par contre qu'elles sont majoritairement appliquées à des comportements auto-stimulants qui, selon les auteures de la revue, sont souvent utilisés par la personne autiste dans une fonction de régulation émotionnelle. (ça, c'est négatif! Pas selon moi, mais bien selon les analystes du comportement qui ont rédigé cette revue de la littérature).
- Quand C. Agoni a réagi à cette actualité, et qu'elle m'a informé que l'ABA qu'elle pratiquait et pour lequelle elle propose des formations aux familles (via votre organisme PEcs France), il n'y avait pas de punition. J'ai réagi à son message en lui indiquant que ce serait alors opportun de retirer le chapitre d'Andy Bondy sur le site de Pecs France sur l'utilisation de deux techniques punitives, d'autant plus qu'elles ne sont pas apprises dans les formations.
Ni plus ni moins.
A partir de ce moment-là, vous n'avez cessé de m'insulter et cherché à me rabaisser, alors que je suis resté correct et respectueux de votre point de vue dans chacun de mes messages, pour invalider mon point de vue, qui est différent du votre, plutôt que de reconnaître, comme votre collègue, qu'il y a bien la présence de ces deux techniques punitives dans le livre de Bondy dont vous partagez le contenu sur le site de Pecs France. Comme indiqué dans la discussion avec votre collègue, je reconnais absolument que ces deux techniques sont tout à fait minoritaires dans le livre qui traite de la communication fonctionnelle, et de stratégies positives pour soutenir les personnes autistes. Mais ce n'est pas une raison pour chercher à faire croire aux lecteurs/lectrices que j'ai mal compris/lu/traduit ces deux paragraphes... Qu'il y ait un contexte positif de l'apprentissage dans la méthode PECS ainsi que dans la gestion des comportements dit problématiques, c'est certain ! Mais cela n'enlève pas cette incursion des deux méthodes punitives décrites (time-out et réprimande).
Par rapport à votre question/crainte concernant mon implication dans la maison de l'autisme, je vous rassure, je ne suis qu'une personne isolée intéressée par l'actualité des publications scientifiques sur l'autisme, produites, ou si pas, lues et analysées, par des personnes autistes (Peut-être n'avez vous pas lu les 9 articles que j'ai publié sur le site internet de la Maison de l'autisme, sur les sorties hebdomadaires d'études scientifiques, dont l'ABA n'est qu'une petite part). Pour le reste, je n'ai pas d'information concernant les conditions de formations ou autres qualifications pour travailler avec les familles à la Maison de l'autisme. Je vous invite à contacter les responsables de la Maison de l'autisme pour discuter de ces sujets, car le sujet de ce fil n'est pas celui-là, c'est bien :
- la publication la semaine passée d'une revue de la littérature scientifique réalisée par des analystes du comportement dans un revue de pairs spécialisées dans l'ABA ("Behavioral interventions"). Cette revue portait sur les expérimentations scientifiques réalisées ces 10 dernières années (2014-2024) concernant l'évaluation de l'efficacité des techniques punitives dans l'ABA. Commentant cette revue de la littérature, j'ai naturellement choisi d'épingler "Punitions et ABA" dans mon sommaire, puis c'est directement le sujet de cette revue de la littérature. Pour rappel, les conclusions de cette étude indiquent que depuis 10 ans, il y a moins d'études portant sur l'évaluation de l'efficacité des techniques punitives dans l'ABA (c'est positif!), mais par contre qu'elles sont majoritairement appliquées à des comportements auto-stimulants qui, selon les auteures de la revue, sont souvent utilisés par la personne autiste dans une fonction de régulation émotionnelle. (ça, c'est négatif! Pas selon moi, mais bien selon les analystes du comportement qui ont rédigé cette revue de la littérature).
- Quand C. Agoni a réagi à cette actualité, et qu'elle m'a informé que l'ABA qu'elle pratiquait et pour lequelle elle propose des formations aux familles (via votre organisme PEcs France), il n'y avait pas de punition. J'ai réagi à son message en lui indiquant que ce serait alors opportun de retirer le chapitre d'Andy Bondy sur le site de Pecs France sur l'utilisation de deux techniques punitives, d'autant plus qu'elles ne sont pas apprises dans les formations.
Ni plus ni moins.
A partir de ce moment-là, vous n'avez cessé de m'insulter et cherché à me rabaisser, alors que je suis resté correct et respectueux de votre point de vue dans chacun de mes messages, pour invalider mon point de vue, qui est différent du votre, plutôt que de reconnaître, comme votre collègue, qu'il y a bien la présence de ces deux techniques punitives dans le livre de Bondy dont vous partagez le contenu sur le site de Pecs France. Comme indiqué dans la discussion avec votre collègue, je reconnais absolument que ces deux techniques sont tout à fait minoritaires dans le livre qui traite de la communication fonctionnelle, et de stratégies positives pour soutenir les personnes autistes. Mais ce n'est pas une raison pour chercher à faire croire aux lecteurs/lectrices que j'ai mal compris/lu/traduit ces deux paragraphes... Qu'il y ait un contexte positif de l'apprentissage dans la méthode PECS ainsi que dans la gestion des comportements dit problématiques, c'est certain ! Mais cela n'enlève pas cette incursion des deux méthodes punitives décrites (time-out et réprimande).
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cynthia Liégeois.
Merci pour votre message ! Je vous cite: "ce serait bien qu’on garde tous une curiosité et une ouverture d’esprit sur les choses. Je regrette les polarisations sur la plupart des sujets mais celle sur l’ABA particulièrement. " Je suis absolument d'accord avec vous. Je parle en connaissance de cause, d'avoir fréquemment entendu des personnes dénigrer l'ABA de façon générale, en refusant de prendre en compte les développements internes de l'ABA (dont les apports de l'analyse fonctionnelle, les stratégies de prévention, les comportements pivots, le PBS, les stratégies de choix entre types de renforcateurs, analyse de la validité sociale, etc etc). Il n'y a pas eu autant de développements internes dans d'autres façons de travailler avec les personnes autistes ;-).
Mon message était une demande de clarification et je lai obtenue des familles qui sont intervenues ici et d'une responsable clinique de Pecs France. Mais ne sais à quel point c'est un sujet sensible. Et l'agressivité de certaines personnes ici est le signe qu'ABA essuie des critiques importantes depuis des années, d'abord de la part des acteurs de la psychanalyse, mais ensuite, depuis une quizaine d'année de personnes autistes.
Mais la dimension d'auto-critique et d'une reconnaissance que certains composants de l'ABA ont causé beaucoup de tord à de nombreuses personnes autistes dans le passé (les méthodes punitives décrites par Lovaas par exemple) est petit-à-petit en train de se faire, par certains acteurs de l'ABA au niveau international. C'est difficile car c'est une prise de risque, car cela met le secteur en position de vulnérabilité. En tous les cas, je trouve votre message très important, car il encourage à dialoguer, y compris avec les personnes autistes adultes (dont celles qui ont témoigné d'expériences douloureuses avec l'ABA, comme dans Anderson, 2023, récemment) et avec les personnes qui ne travaillent pas avec l'ABA et qui peuvent en avoir une vision négative. Ces polarisations dont vous parlez à mon sens sont d'abord des mécanismes de survie de part de marché dans le secteur des soutiens aux personnes autistes (on parle de gros financements), et d'affinités/aversions idéologiques. Ce sont les personnes autistes qui ont font les frais, alors que répondre à leurs besoins devrait être la priorité, y compris entre professionnels qui peuvent avoir des difficultés (historiques) à se rapprocher. Mais sortir des dichotomies n'est pas simple, et je dois dire que les stragégies de disqualification, d'insultes et rabaissements d'une personne très présente sur ce fil participent directement à se faire rejouer des antagonismes qui sont délétères par rapport à des stratgies d'écoutes et de coopération.
Tout ceci, et votre message est tellement clair à ce sujet, est complexe et demande d'être envisagé avec une certaine compassion, y compris envers les personnes dont on l'idée qu'elles nous critiquent ou ne nous comprennent pas.
Encore merci pour votre message. Si vous travaillez en Belgique, je suis intéressé de vous rencontrer et discuter de ces sujets avec vous.
Mon message était une demande de clarification et je lai obtenue des familles qui sont intervenues ici et d'une responsable clinique de Pecs France. Mais ne sais à quel point c'est un sujet sensible. Et l'agressivité de certaines personnes ici est le signe qu'ABA essuie des critiques importantes depuis des années, d'abord de la part des acteurs de la psychanalyse, mais ensuite, depuis une quizaine d'année de personnes autistes.
Mais la dimension d'auto-critique et d'une reconnaissance que certains composants de l'ABA ont causé beaucoup de tord à de nombreuses personnes autistes dans le passé (les méthodes punitives décrites par Lovaas par exemple) est petit-à-petit en train de se faire, par certains acteurs de l'ABA au niveau international. C'est difficile car c'est une prise de risque, car cela met le secteur en position de vulnérabilité. En tous les cas, je trouve votre message très important, car il encourage à dialoguer, y compris avec les personnes autistes adultes (dont celles qui ont témoigné d'expériences douloureuses avec l'ABA, comme dans Anderson, 2023, récemment) et avec les personnes qui ne travaillent pas avec l'ABA et qui peuvent en avoir une vision négative. Ces polarisations dont vous parlez à mon sens sont d'abord des mécanismes de survie de part de marché dans le secteur des soutiens aux personnes autistes (on parle de gros financements), et d'affinités/aversions idéologiques. Ce sont les personnes autistes qui ont font les frais, alors que répondre à leurs besoins devrait être la priorité, y compris entre professionnels qui peuvent avoir des difficultés (historiques) à se rapprocher. Mais sortir des dichotomies n'est pas simple, et je dois dire que les stragégies de disqualification, d'insultes et rabaissements d'une personne très présente sur ce fil participent directement à se faire rejouer des antagonismes qui sont délétères par rapport à des stratgies d'écoutes et de coopération.
Tout ceci, et votre message est tellement clair à ce sujet, est complexe et demande d'être envisagé avec une certaine compassion, y compris envers les personnes dont on l'idée qu'elles nous critiquent ou ne nous comprennent pas.
Encore merci pour votre message. Si vous travaillez en Belgique, je suis intéressé de vous rencontrer et discuter de ces sujets avec vous.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cinzia Agoni.
Je vous cite : "Je vous laisse le plaisir du dernier mot, car ça semble très important pour vous." 🙂
Oui, mais pour traduire le paragraphe que vous citez, pour en faciliter la lecture :
"Dans ce domaine de la Méthode Pyramidale, nous avons abordé de nombreux aspects de la gestion des comportements inappropriés selon le contexte. Tout d'abord, vous devez déterminer pourquoi le comportement se produit. Ensuite, vous devez identifier un comportement de remplacement directement lié à ce que vous avez découvert lors de la première étape. Puis, vous avez besoin d'un système pour garantir que le comportement de remplacement permettra réellement à votre enfant d'obtenir ce qu'il veut et qu'il sera récompensé pour l'utilisation du nouveau comportement. Ensuite, vous devez mesurer les changements dans le comportement inapproprié et dans le comportement de remplacement potentiel, puis décider si le changement est approprié ou si vous devez modifier votre stratégie. Enfin, si les choses se sont améliorées, profitez des fruits de votre travail !
Le domaine critique suivant de la Méthode Pyramidale porte sur la meilleure façon d’évaluer si nos plans d’apprentissage et d’intervention comportementale sont réellement efficaces."
Merci à vous d'avoir repris ce passage dans lequel il ne cite plus les méthodes punitives décrites dans en page 100 et 101. Seriez-vous d'accord pour dire que A. Bondy décrit le time-ou et la réprimande verbale comme outils possibles à utiliser dans les situations où un comportement de remplacement ne parvient pas à être mis en place ? Dans quelles situations selon vous ces stratégies peuvent appliquer ?
Oui, mais pour traduire le paragraphe que vous citez, pour en faciliter la lecture :
"Dans ce domaine de la Méthode Pyramidale, nous avons abordé de nombreux aspects de la gestion des comportements inappropriés selon le contexte. Tout d'abord, vous devez déterminer pourquoi le comportement se produit. Ensuite, vous devez identifier un comportement de remplacement directement lié à ce que vous avez découvert lors de la première étape. Puis, vous avez besoin d'un système pour garantir que le comportement de remplacement permettra réellement à votre enfant d'obtenir ce qu'il veut et qu'il sera récompensé pour l'utilisation du nouveau comportement. Ensuite, vous devez mesurer les changements dans le comportement inapproprié et dans le comportement de remplacement potentiel, puis décider si le changement est approprié ou si vous devez modifier votre stratégie. Enfin, si les choses se sont améliorées, profitez des fruits de votre travail !
Le domaine critique suivant de la Méthode Pyramidale porte sur la meilleure façon d’évaluer si nos plans d’apprentissage et d’intervention comportementale sont réellement efficaces."
Merci à vous d'avoir repris ce passage dans lequel il ne cite plus les méthodes punitives décrites dans en page 100 et 101. Seriez-vous d'accord pour dire que A. Bondy décrit le time-ou et la réprimande verbale comme outils possibles à utiliser dans les situations où un comportement de remplacement ne parvient pas à être mis en place ? Dans quelles situations selon vous ces stratégies peuvent appliquer ?
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Sabrina Tacca Pandolfo.
Sabrina Tacca Pandolfo Bonjour, je suis à 100% d'accord avec vous. D'ailleurs, à mon sens, les travaux de Gregory Hanley représentent une très grande avancée interne dans le champ de l'ABA concernant la prise en considération du choix de la personne autiste entre deux interventions possible. Vous avez tout à fait raison de distinguer la punition dans un sens comportemental du vécu de la personne autiste dans une situation où elle se sent punie. Il faut également reconnaître que les comportementalistes sont de plus en plus dans une démarche de cadrer le recours aux éléments punitifs associés à certains aspects de leurs techniques, je pense notamment au "Ethics Code for Behavior Analysts", dans lequel je cite il y a une attention à :
"Minimiser les risques des interventions de modification du comportement: Les analystes du comportement sélectionnent, conçoivent et mettent en œuvre des interventions de modification du comportement (y compris le choix et l'utilisation des conséquences) en se concentrant sur la minimisation du risque de préjudice pour le client et les parties prenantes. Ils recommandent et mettent en œuvre des procédures restrictives ou basées sur la punition uniquement après avoir démontré que les résultats souhaités n'ont pas été obtenus en utilisant des moyens moins intrusifs, ou lorsqu'il est déterminé par une équipe d'intervention existante que le risque de préjudice pour le client est supérieur au risque associé à l'intervention de modification du comportement. Lorsqu'ils recommandent et mettent en œuvre des procédures restrictives ou basées sur la punition, les analystes du comportement respectent tout processus de révision requis (par exemple, un comité de révision des droits de l’homme). Les analystes du comportement doivent continuellement évaluer et documenter l'efficacité des procédures restrictives ou basées sur la punition et modifier ou interrompre l’intervention de modification du comportement en temps opportun si elle s'avère inefficace."
Andy Bondy soutient d'ailleurs cet usage encadré de la punition. (voir l'article de 2022, dans lequel il est co-auteur: "The Ethics of Actually Helping People", https://doi.org/10.1007/s40617-022-00757-x)
Je suis tout à fait d'accord avec vous qu'il peut être plus violent pour une personne autiste d'être confrontée à un manque de stimulation (pédagogique, relationnelle) que de percevoir des limites claires par rapport à certains comportements.
C'est un mérite des comportementalistes d'avoir mis ces procédures de cadrage des punitions en place. Maintenant, soyons francs, ces procédures n'étaient pas là avant 2001 ((si on prend comme référence les "Guidelines for Responsible Conduct for Behavior Analysts")), à une époque où le recours aux stimuli aversifs étaient valorisés dans les pratiques.
"Minimiser les risques des interventions de modification du comportement: Les analystes du comportement sélectionnent, conçoivent et mettent en œuvre des interventions de modification du comportement (y compris le choix et l'utilisation des conséquences) en se concentrant sur la minimisation du risque de préjudice pour le client et les parties prenantes. Ils recommandent et mettent en œuvre des procédures restrictives ou basées sur la punition uniquement après avoir démontré que les résultats souhaités n'ont pas été obtenus en utilisant des moyens moins intrusifs, ou lorsqu'il est déterminé par une équipe d'intervention existante que le risque de préjudice pour le client est supérieur au risque associé à l'intervention de modification du comportement. Lorsqu'ils recommandent et mettent en œuvre des procédures restrictives ou basées sur la punition, les analystes du comportement respectent tout processus de révision requis (par exemple, un comité de révision des droits de l’homme). Les analystes du comportement doivent continuellement évaluer et documenter l'efficacité des procédures restrictives ou basées sur la punition et modifier ou interrompre l’intervention de modification du comportement en temps opportun si elle s'avère inefficace."
Andy Bondy soutient d'ailleurs cet usage encadré de la punition. (voir l'article de 2022, dans lequel il est co-auteur: "The Ethics of Actually Helping People", https://doi.org/10.1007/s40617-022-00757-x)
Je suis tout à fait d'accord avec vous qu'il peut être plus violent pour une personne autiste d'être confrontée à un manque de stimulation (pédagogique, relationnelle) que de percevoir des limites claires par rapport à certains comportements.
C'est un mérite des comportementalistes d'avoir mis ces procédures de cadrage des punitions en place. Maintenant, soyons francs, ces procédures n'étaient pas là avant 2001 ((si on prend comme référence les "Guidelines for Responsible Conduct for Behavior Analysts")), à une époque où le recours aux stimuli aversifs étaient valorisés dans les pratiques.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Sabrina Tacca Pandolfo.
C'est plutôt ironique... car vous résumez exactement la conclusion de la revue de la littérature scientifique que j'ai partagé dans les Echos d'autidacts sous la bannière "Punitions et ABA", comme je l'ai indiqué à de multiples reprises dans ce fil: Au fur et à mesure des développements de l'ABA, des stratégies préventives sont priorisées plutôt que des stratégies punitives (plus que 59 études d'évaluation des punition au niveau international ces 10 dernières années; c'est beaucoup, mais moins que les dix années précédentes). Cette revue de la littérature sortie la semaine passée est utile pour vous et votre combat, car elle démontre que l'étude scientifique de l'efficacité de certaines stratégies l'ABA a évolué vers un mieux (cad moins de punition)...
Mais rien n'est jamais tout blanc ou tout noir (c'est cela aussi la science...) Et ce que Michelle Dawson a écrit (reprenant donc un point de la conclusion des auteures de la revue) est simplement que les aspects punitifs sont encore fort étudiés dans le cadre de la gestion des comportements autostimulants alors que ces comportments ont souvent une fonction d'auto-régulation émotionnelle (parmi d'autres fonctions), comme c'est établi dans l'ABA même. Rappel: les auteures parlent de la situation au niveau international, de ce qui est mainstream au niveau de la recherche.
Vous avez certainement pu déduire, si vous avez lu les messages dans ce fil, que les "Echos d'Autidacts" ne sont pas pour ou contre l'ABA, ils commentent par contre l'actualité des études scientifiques qui intéressent des personnes autistes (et nous commentons au moins une dizaine de publications récente par semaine, ce qui est une première dans toute la francophonie). Et c'est selon nous positif pour tout le monde, même si c'est parfois un peu bousculant, car cela permet aussi à des personnes autistes (dans les études scientifiques qu'elles publient ou dans les commentaires que d'autres personnes autistes peuvent en faire) de se faire entendre sur des points qui les concernent. Cela peut aussi aider à faire évoluer les mentalités sur l'autisme 😉.
Au plaisir d'en discuter, ...tant que la discussion reste respectueuse des différents points de vue, ce qui a été le cas avec de nombreuses personnes dans toutes les interventions sur ce sujet, à l'exception du Directeur opérationnel, à Pyramid PECS France, qui s'est montré à de multiples reprises offensant, rabaissant, et agressif. Mais c'est là plutôt une exception dans les échanges que j'ai pu avoir avec les personnes ici. Et je m'en réjouis pour les futurs échanges, lors des prochaines sorties des Echos d'Autidacts.
Mais rien n'est jamais tout blanc ou tout noir (c'est cela aussi la science...) Et ce que Michelle Dawson a écrit (reprenant donc un point de la conclusion des auteures de la revue) est simplement que les aspects punitifs sont encore fort étudiés dans le cadre de la gestion des comportements autostimulants alors que ces comportments ont souvent une fonction d'auto-régulation émotionnelle (parmi d'autres fonctions), comme c'est établi dans l'ABA même. Rappel: les auteures parlent de la situation au niveau international, de ce qui est mainstream au niveau de la recherche.
Vous avez certainement pu déduire, si vous avez lu les messages dans ce fil, que les "Echos d'Autidacts" ne sont pas pour ou contre l'ABA, ils commentent par contre l'actualité des études scientifiques qui intéressent des personnes autistes (et nous commentons au moins une dizaine de publications récente par semaine, ce qui est une première dans toute la francophonie). Et c'est selon nous positif pour tout le monde, même si c'est parfois un peu bousculant, car cela permet aussi à des personnes autistes (dans les études scientifiques qu'elles publient ou dans les commentaires que d'autres personnes autistes peuvent en faire) de se faire entendre sur des points qui les concernent. Cela peut aussi aider à faire évoluer les mentalités sur l'autisme 😉.
Au plaisir d'en discuter, ...tant que la discussion reste respectueuse des différents points de vue, ce qui a été le cas avec de nombreuses personnes dans toutes les interventions sur ce sujet, à l'exception du Directeur opérationnel, à Pyramid PECS France, qui s'est montré à de multiples reprises offensant, rabaissant, et agressif. Mais c'est là plutôt une exception dans les échanges que j'ai pu avoir avec les personnes ici. Et je m'en réjouis pour les futurs échanges, lors des prochaines sorties des Echos d'Autidacts.
Oti Autidacts a répondu au commentaire de Cynthia Liégeois.
"Épuisée, et forcée de constater les batailles d’égos et d’institutions qui ne servent personne." Je vous rejoins complètement. Mon burnout professionnel, après près de 20 ans dans le secteur que vous citez, a été, pour une partie (pas seulement bien sûr), causé par ce sentiment que personne ne peut travailler ensemble en dehors des chapelles priviélégiées, ou seulement si on est 'pancarté' d'une façon ou d'une autre, mais du coup, cela génère automatiquement autant d'affinités que d'hostilités. C'est absolument regrettable. Depuis quelques années, j'ai la conviction profonde que la situation serait différente si plus de personnes autistes (de tous les points du spectre, y compris les personnes qui ont besoin d'un soutien de communication alternative) intégraient les Conseils d'administrations et les conseils scientifiques. (Cela ne réglerait bien sûr pas tout, mais ce permettrait de mettre l'accent ailleurs pour certains priorités et décisions institutionnelles, je dirais même que parfois cela aiderait à "recentrer" les choses). J'ai également la conviction que l'intégration des personnes autistes à tous les échelons décisionnels des milieux qui les concernent directement (centres, associations, écoles, lieux de travail, administration, soins de santé) sera un élément (pas le seul, ce n'est pas une solution magique...) qui permettra d'envisager de nouvelles "collaborations" (y compris entre professionnels et/ou associations qui s'ignorent ou font signes d'hostilités les un.s envers les autres depuis des décennies en Belgique).
Comme cela se fait d'ailleurs dans de plus en plus de pays anglo-xasons, peut-être l'Australie d'ailleurs. En Europe francophone, la participation directe des personnes autistes est encore soit inexistante soit vécue comme hostile (comme de l' "activisme" ou comme "ils veulent s'exprimer pour toutes les personnes autistes alors qu'ils ne représentent qu'une partie du spectre de l'autisme"). Mais je n'ai pas de doute sur le fait que cela progressera. Mais nous avons beaucoup de progrès à faire à ce sujet. Autidacts.org, à un niveau très local et beaucoup d'humilité, trouve son origine dans cette perspective d'évolution sociale dans le monde francophone, encore peut connecté à ces développements internationaux.
(Désole si j'étais un peu hors sujet)
Comme cela se fait d'ailleurs dans de plus en plus de pays anglo-xasons, peut-être l'Australie d'ailleurs. En Europe francophone, la participation directe des personnes autistes est encore soit inexistante soit vécue comme hostile (comme de l' "activisme" ou comme "ils veulent s'exprimer pour toutes les personnes autistes alors qu'ils ne représentent qu'une partie du spectre de l'autisme"). Mais je n'ai pas de doute sur le fait que cela progressera. Mais nous avons beaucoup de progrès à faire à ce sujet. Autidacts.org, à un niveau très local et beaucoup d'humilité, trouve son origine dans cette perspective d'évolution sociale dans le monde francophone, encore peut connecté à ces développements internationaux.
(Désole si j'étais un peu hors sujet)